Vienne, 26 août (RHC) – Les mesures unilatérales imposées par les États-Unis à Cuba ont un impact majeur sur son développement scientifique et technologique, a déclaré une délégation cubaine dans la capitale.
Ces sanctions entravent la pleine participation de Cuba aux mécanismes de coopération technique et scientifique de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), a affirmé Karlen Regaiferos Cruzata, deuxième secrétaire de ce mécanisme, lors de la 67e session du Groupe de travail, à Vienne.
Au cours de son intervention à cette réunion, qui se poursuit jusqu’au 4 septembre, M. Regaiferos a dénoncé le durcissement du blocus, intensifié par des décrets présidentiels en janvier et mai 2026, qui provoque des coupures de courant constantes dues à un harcèlement énergétique. Ces coupures empêchent le traitement de l’information en temps réel et endommagent gravement les équipements du Centre national de données.
Il a ajouté que ces mesures entravent également l’accès stable aux données du Système de surveillance international, essentielles pour les alertes précoces aux tsunamis et les études sismologiques, selon des informations diffusées par des sources diplomatiques cubaines.
Le diplomate cubain a également dénoncé l’inscription injuste de Cuba sur la liste illégale des États soutenant le terrorisme, y voyant une mesure s’inscrivant dans le cadre d’un blocus unilatéral qui compromet sa coopération scientifique.
M. Regaiferos a appelé la communauté internationale et le Secrétariat technique à poursuivre leurs efforts pour surmonter les obstacles posés par ces mesures et à veiller à ce qu’aucun pays, en particulier les pays en développement comme Cuba, ne soit exclu des avantages et des responsabilités du régime de vérification du Traité.
Malgré ces graves limitations, la délégation cubaine a réaffirmé son ferme engagement en faveur du multilatéralisme et d’un monde exempt d’armes nucléaires, réaffirmant sa vocation pacifiste et son rôle actif en tant qu’État partie au Traité, précise la note diplomatique.
SOURCE : PRENSA LATINA
