Seul un multilatéralisme efficace et solidaire, exempt de mesures coercitives unilatérales, permettra de garantir la santé des océans, condition indispensable à la pérennité de la vie sur Terre, a souligné Eduardo Martínez Díaz, vice-Premier ministre cubain, lors d’un événement international au Japon.
Ses propos ont été tenus lors de la session des déclarations nationales du Sommet des États insulaires sur les océans (ISOS), inauguré en présence de l’empereur du Japon, Naruhito, comme l’a indiqué le ministère des Sciences, des Technologies et de l’Environnement dans la publication du texte de son discours.
La délégation cubaine participe à cet important forum international aux côtés de représentants gouvernementaux, d’organisations internationales et d’institutions œuvrant dans les domaines maritime, environnemental et du développement durable.
« Nous participons à ce Sommet des États insulaires en développement sur les océans, animés par l’urgence de mobiliser la communauté internationale pour protéger les écosystèmes marins et renforcer la gouvernance des océans », a-t-il déclaré.
Il a averti qu’outre les menaces anthropiques, les défis liés à la protection de ces écosystèmes s’intensifient en raison de l’exploitation unilatérale et non réglementée imminente des ressources minérales situées hors des juridictions nationales, ce qui entraîne des conséquences environnementales et politiques sans précédent.
Il a ajouté que Cuba place sa confiance dans le multilatéralisme comme seul moyen de résoudre les défis environnementaux et politiques, dont les effets ne se limitent pas aux frontières nationales et sont disproportionnés par rapport à la dette climatique accumulée par chaque État.
« Le blocus nous empêche d’acquérir des équipements et des matières premières, entrave la transition vers les énergies renouvelables, freine le financement international des projets environnementaux et restreint les approvisionnements nécessaires à la reconstruction après les phénomènes météorologiques extrêmes, ce qui compromet gravement la conservation et la restauration des écosystèmes marins et côtiers », a-t-il déclaré.
Il a réaffirmé l’engagement irrévocable du pays en faveur de la protection des océans et de la mise en œuvre accélérée de l’Agenda 2030, ainsi que la reconnaissance de toutes les ressources situées hors des juridictions nationales comme patrimoine commun de l’humanité.
Source : Agence de presse cubaine
