La Havane, 14 août (RHC) – Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a réitéré aujourd’hui sa condamnation de la politique de pression maximale et d’étranglement économique menée par le gouvernement des États-Unis contre son pays.
Sur la plateforme de médias sociaux X, le ministre a déclaré que cette hostilité « n’est pas nouvelle : elle prolonge les mesures adoptées depuis le premier mandat de l’actuel président américain » (Donald Trump).
Il a également expliqué les intentions qui sous-tendent ces mesures punitives, visant à attaquer les principales sources de revenus en devises étrangères pour l’économie cubaine.
À cet égard, elles cherchent à « réduire la capacité de notre gouvernement à fournir des biens et services essentiels » et, de cette manière, a-t-il ajouté, « à provoquer le mécontentement populaire, une explosion sociale et une modification de l’ordre constitutionnel », a affirmé le ministre.
Le ministre cubain des Affaires étrangères a révélé que, dans le seul secteur bancaire et financier, les principales mesures coercitives comprennent 24 amendes infligées par l’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) et d’autres agences.
Les sanctions infligées par l’OFAC à des entités financières, d’assurance, de voyage, technologiques et logistiques dans des pays tiers s’élèvent à plus de 4,014 milliards de dollars pour des violations présumées de l’embargo contre Cuba.
Rodríguez a également rappelé vendredi la réinscription de Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme en 2021 et 2025, ainsi que l’interdiction faite à FINCIMEX et AIS de traiter les transferts de fonds depuis le 24 septembre 2020.
Le ministre cubain des Affaires étrangères a également cité dans sa plainte l’inscription de la Banque financière internationale sur la liste des entités cubaines faisant l’objet de restrictions le 1er janvier 2021 et l’imposition de sanctions contre les institutions financières liées à GAESA le 23 juin 2026.
« Cuba n’est pas une menace, c’est le blocus qui l’est », a déclaré Bruno Rodríguez.
SOURCE : PRENSA LATINA
