Des spécialistes des centres de recherche affiliés au ministère de la Science, de la Technologie et de l’Environnement (CITMA) analysent un objet – vraisemblablement une météorite ou un débris spatial – découvert dans la municipalité de Pilón, dans la province de Granma.
Armando Rodríguez Batista, ministre du CITMA, a annoncé sur sa page Facebook qu’à la suite de cette découverte, des spécialistes du Centre national de recherches sismologiques (CENAIS) et des géologues d’entités relevant du ministère – notamment l’Institut de géophysique et d’astronomie (IGA) – examinent cet objet d’origine spatiale potentielle.
M. Rodríguez Batista a expliqué que, le samedi 22 août vers 11 h, un habitant de la communauté de La Trocha, dans la province de Granma, a trouvé un objet de la taille d’une amande, dégageant de la fumée et des gaz, près du fleuve Purgatorio.
Selon un communiqué du ministère des Sciences, des Technologies et de l’Environnement (CITMA), d’autres témoins ont également rapporté que le matériau était chaud et dégageait des gaz. Ils l’ont décrit comme ressemblant à de la roche volcanique ou à de la ferraille, de couleur rougeâtre et d’une odeur inhabituelle.
Conformément à la procédure habituelle, la Protection civile de Granma a immédiatement activé les protocoles établis par la Directive n° 1 de 2022 relative à la gestion des risques de catastrophe, en cas de risque d’origine naturelle (astronomique et spatiale). Le matériau a été transporté sous escorte à Bayamo pour être examiné par des spécialistes.
Se fondant sur des observations préliminaires réalisées à partir de photographies, le Dr Manuel Iturralde Vinent, géologue renommé et membre de l’Académie cubaine des sciences, a émis des doutes quant à son origine météoritique.
L’évaluation initiale de cet éminent scientifique repose sur le fait que le matériau ne présente pas la croûte de fusion caractéristique des météorites (une couche sombre et brillante qui se forme lors de la traversée de l’atmosphère à grande vitesse). De plus, sa texture est très poreuse, avec une structure de sphères et de vides entre elles, ce qui est inhabituel pour des objets spatiaux naturels.
Aucun cratère n’a été signalé dans la zone de la découverte ; par conséquent, les premières observations indiquent qu’il pourrait s’agir de débris technologiques circumterrestres provenant de l’atmosphère, c’est-à-dire des restes de satellites ou d’équipements artificiels ayant effectué une rentrée atmosphérique, a avancé Rodríguez Batista.
La même source a précisé que le Dr Enrique Diego Arango Arias, directeur du Service national de sismologie du CENAIS, coordonne les informations avec les autorités locales.
Le ministère de la Science, de la Technologie et de l’Environnement (CITMA), par la voix de son représentant, a réaffirmé qu’il s’agit d’une première évaluation basée sur l’analyse d’images ; la réponse définitive quant à la nature de l’objet devra attendre les résultats des analyses minéralogiques et chimiques, ainsi que les précisions de l’IGA, principal organisme d’études dans ce domaine au Brésil.
La Protection civile a assuré qu’il n’y a pas de danger immédiat pour la population de Pilón et a exhorté les citoyens à ne tenir compte que des informations diffusées par les institutions scientifiques et les autorités compétentes.
Sur sa page Facebook, l’IGA (Institut géophysique éolien) a indiqué qu’en réponse à l’événement, les actions prévues par le protocole ont été activées : sécurisation et prélèvement d’échantillons, analyse des images du site d’impact, évaluation des dommages potentiels et recueil des témoignages des personnes présentes sur les lieux.
Ces actions seront suivies de l’analyse des échantillons par des spécialistes, ce qui « permettra de déterminer s’il s’agit d’une météorite ou d’un objet d’origine artificielle ayant traversé l’atmosphère sans se désintégrer complètement, ce dernier étant appelé débris spatiaux ».
Le ministre du CITMA (Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Environnement) s’est engagé à tenir le public informé des résultats des investigations en cours. (Source : ACN)
