L'Amérique Latine et l'Union Européenne débattent d'un agenda commun au milieu de divergences

Bruxelles, la capitale de la Belgique accueille cette semaine le Second Sommet de la Communauté des États Latino-américains et Caribéens, CELAC et de l'Union Européenne. Même si des sujets de l'agenda commun y seront débattus, les divergences existant entre ces deux blocs sur le plan économique, politique et social seront évidentes aussi.

Les contacts entre les deux régions ont commencé cela fait 15 ans lors du sommet de Río de Janeiro en 1999, même si certains analystes considèrent qu'ils ont commencé avant par des rencontres parlementaires.

La création de la CELAC en 2011 lors du sommet de Caracas, au Venezuela a été essentielle pour notre région. Ni les États-Unis, ni le Canada, ne sont inclus dans cette communauté, ce qui permet à nos représentants de parler de leur propre voix. Ce nouveau bloc est devenu l'interlocuteur de nos pays auprès d'autres mécanismes internationaux.

La première réunion officielle entre l'UE et le bloc latino-américain a eu lieu en décembre 2013 au Chili.

La CELAC arrive renforcée au sommet du 10 et 11 dans la capitale belge, et cela grâce à l'action d'autres associations de coopération, de dialogue politique et de solidarité dont l'ALBA, l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, l'UNASUR, l'Union des Nations Sud-américaines, Petrocaribe ou le MERCOSUR, le Marché Commun du Sud.

Il y a de grands défis à relever. Certains d'entre eux seront au débat à Bruxelles, comme l'a bien précisé le chef de l'état équatorien, Rafael Correa, en sa condition de président pro tempore de la CELAC.

Rafael Correa a mis l'accent sur le fait que notre région, a besoin, au delà des habituels dons pour de petits projets ponctuels, d'un autre type de coopération et il a cité en exemple le transfert de technologies, davantage d'investissements et un commerce plus juste.

L'Europe a connu des changements après la crise financière de 2008, qui a mis à nu les problèmes d'un modèle fondé sur l'aspect économique, qui néglige l'aspect politique, social et humain, un modèle qui ne résout pas les grandes asymétries entre les partenaires. Toutes ces brèches ont été à l'origine de graves turbulences en Grèce, en Italie, en Espagne et au Portugal.

Après des années d'application du dit «  état de bien-être », à l'heure actuelle au Vieux Continent des programmes d'austérité sont à l'affiche, avec un impact négatif sur les salaires, avec une chute des pensions et retraites, une hausse du chômage et l'augmentation des impôts.

La faiblesse de l'Union Européenne a été mise en évidence lorsqu'elle a été contrainte de négocier au plus grand secret et à l'insu de ses peuples, un traité commercial avec les États-Unis qui lui met des conditions léonines surtout pour la souveraineté des pays qui y sont impliqués.

Des questions d'intérêt commun comme la menace que supposent pour le monde entier, le trafic de drogue ou le regain dans nombreux pays européens des idéologies extrémistes, le terrorisme ou la corruption figurent à l'ordre du jour du sommet.

 

Ce sera une réunion importante car elle est censée redessiner les relations futures de chaque coté de l'Atlantique où des mécanismes d'intégration aux différences très marquées avancent. Du coté de l'Europe, l'accent est mis sur la préservation des intérêts des finances et des entreprises. De notre coté, la priorité est accordée à la solution des besoins des secteurs les plus vulnérables de la population.

Édité par Peio Ponce



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