L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle à une réponse politique mondiale coordonnée face aux graves conséquences de la crise actuelle au Moyen-Orient, selon un rapport publié aujourd’hui.
Lors de la 180e session du Conseil de la FAO, qui s’est tenue dans la capitale, le Directeur général de l’organisation, Qu Dongyu, a évoqué l’impact du conflit sur les systèmes agroalimentaires, une situation exacerbée par la guerre contre l’Iran, lancée le 28 février par les États-Unis et Israël.
Dans son discours, M. Qu a affirmé que « la paix et la stabilité sont essentielles à la sécurité alimentaire, et que le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental ».
La fermeture de voies maritimes essentielles, notamment le détroit d’Ormuz, en raison du conflit armé, « a de graves répercussions sur les systèmes agroalimentaires mondiaux, provoquant d’importantes perturbations dans l’approvisionnement mondial en énergie, en engrais et en intrants agricoles », a-t-il déclaré.
Le Directeur général a averti que le marché des engrais subit des perturbations immédiates, mettant en péril la productivité agricole.
Une analyse de la FAO révèle que les effets cumulatifs de la crise pourraient accroître l’inflation des prix alimentaires et aggraver la faim. « Une réponse politique coordonnée est donc nécessaire de toute urgence », a déclaré le plus haut représentant de la FAO, évoquant des mesures immédiates possibles.
Par ailleurs, le Directeur général a recommandé qu’à moyen terme, la priorité soit donnée à la diversification des sources d’importation et au soutien des pays vulnérables par le biais d’une aide alimentaire d’urgence, tandis que les stratégies à long terme devraient privilégier l’agriculture durable et les investissements dans les énergies renouvelables.
Source : Prensa Latina
