Des médias progressistes américains remettent aujourd’hui en question la politique agressive de l’administration Trump envers Cuba, dénonçant le renforcement du blocus comme une grave atteinte à l’humanité infligée à la population civile de l’île.
Ces critiques font suite aux déclarations faites hier par le président Donald Trump, qui a affirmé sur un ton menaçant que Cuba était « à l’agonie », une rhétorique que les milieux progressistes qualifient de belliqueuse et dénuée d’empathie.
En réponse à ce triomphalisme de la droite américaine, des publications telles que le magazine The Nation et le Congrès nord-américain pour l’Amérique latine (NACLA) ont publié jeudi des essais et des rapports qui déconstruisent le discours officiel sur la prétendue crise cubaine de 2026.
Ces deux médias soutiennent que le durcissement de l’embargo économique, notamment l’arrêt des opérations des plateformes maritimes, et le blocus financier étouffant constituent une forme de violence collective et d’atteinte à l’humanité qui affecte directement la population civile, et non le gouvernement.
Les analystes de NACLA (une revue universitaire de référence en études latino-américaines) soulignent que cette politique de pression maximale vise à provoquer un effondrement interne par des pénuries de carburant et de nourriture, une stratégie qui viole le droit international et transforme l’économie nationale en principal champ de bataille.
Par ailleurs, ils analysent rigoureusement les récentes réformes annoncées par le président Miguel Díaz-Canel, notamment l’ouverture du secteur hôtelier à la gestion privée, et se démarquent des interprétations simplistes qui y voient une capitulation face à Washington.
De l’avis de ces universitaires américains, les mesures prises par l’État cubain s’attaquent à l’étranglement économique, même s’ils mettent en garde contre les risques sociaux importants que leur mise en œuvre comporte pour le système de protection sociale de la nation caribéenne.
Ces ouvertures profiteront principalement aux capitaux étrangers et aux élites liées au marché international, tandis que la classe ouvrière cubaine continuera de subir les conséquences de la pénurie et de l’inflation engendrées par des mesures coercitives unilatérales, préviennent les articles de ces publications.
De son côté, Jacobin, autre publication progressiste, exige la levée immédiate des sanctions du département du Trésor et exprime sa solidarité avec les revendications de la société civile cubaine, réaffirmant ainsi le malaise croissant suscité dans les milieux intellectuels par cette politique du gouvernement américain.
