Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a déclaré que le Kremlin désapprouvait les méthodes coercitives employées par les États-Unis à l’encontre des plus hauts dirigeants d’autres États, suite aux accusations portées la veille par les États-Unis contre l’ancien président cubain Raúl Castro.
« Nous estimons que les pressions exercées sur Cuba sont inacceptables. En aucun cas, des méthodes proches de la violence ne peuvent être appliquées aux plus hauts dirigeants du pays. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nous constatons de telles pratiques. Nous les désapprouvons totalement », a-t-il ajouté.
De son côté, la Chine rejette également les accusations de Washington contre l’ancien dirigeant cubain et exhorte la Maison Blanche à cesser de menacer l’île « par la force ».
Lors d’une conférence de presse ce jeudi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré :
« La Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales, sans fondement en droit international et sans autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi qu’à la manipulation abusive des procédures judiciaires. »
Le porte-parole a déclaré que les États-Unis « doivent cesser de brandir la menace de sanctions et de poursuites judiciaires contre Cuba, et de recourir à la force à la moindre provocation ».
« La Chine soutient fermement Cuba dans la défense de sa souveraineté et de sa dignité nationales, et s’oppose à toute ingérence étrangère », a-t-il souligné.
Le département de la Justice américain a inculpé mercredi le dirigeant révolutionnaire cubain Raúl Castro Ruz et cinq autres personnes pour leur implication présumée dans la mort de quatre personnes, dont trois Américains, lors de la destruction de deux avions appartenant à l’organisation terroriste « Frères au secours », basée à Miami, en 1996.
La Havane a toujours affirmé, preuves à l’appui, que les avions avaient pénétré illégalement dans son espace aérien et qu’elle avait agi dans le cadre de ses droits.
Source : RT
