Le Parlement européen est devenu ce 30 septembre et ce 1er octobre, un forum de dénonciation du blocus des États-Unis contre Cuba. La Docteure Aleida Guevara en a été l’une des principales oratrices.
Lors de la première de deux journées de débat sur l’encerclement nord-américain, la Docteure Guevara a exposé la détérioration de la situation à Cuba comme conséquence de l’isolement illégal imposé par les États-Unis et du refus de l’Europe d’agir contre le blocus.
Plusieurs des participants se sont référés à la pénurie de carburant, à la crise économique que le peuple cubain traverse actuellement comme conséquence des politiques du président Donald Trump et du projet idéologique de Marco Rubio visant à écraser la Révolution cubaine.
Les assistants au débat ont également entendu des experts expliquer que l’Europe est aussi directement affectée par le blocus, en raison des sanctions et amendes américaines contre ses institutions ayant des liens commerciaux avec des entités cubaines. L’eurodéputé Marc Botenga (PTB/PVDA, Belgique) a affirmé que les États-Unis veulent faire tomber Cuba pour l’exemple que représente l’île.
« L’exemple d’un peuple digne qui veut construire son propre avenir et refuse de se soumettre. Cuba a donné au monde ; maintenant le monde doit répondre en montrant sa solidarité avec elle », a-t-il souligné.
L’eurodéputé Giorgos Georgiou (AKEL, Chypre) a ajouté que l’escalade la plus récente est le dernier chapitre de plus de 65 ans de blocus imposé par les États-Unis, qui ignorent les multiples résolutions de l’ONU soutenues par la grande majorité des pays. L’objectif de Washington est plus que clair : priver le pays d’énergie et étrangler le peuple cubain, a affirmé Georgiou.
Face à ces menaces, nous avons besoin que les États membres de l’Union européenne (UE) soutiennent le droit du peuple cubain à se développer, sans intervention militaire ni économique étrangère.
L’eurodéputée de gauche Ilaria Salis (AVS, Italie) a affirmé que l’UE s’est officiellement opposée à l’imposition de sanctions et de restrictions extraterritoriales contre Cuba.
Mais, en réalité, a-t-elle estimé, cette opposition ne se traduit pas par des actions concrètes contre le blocus américain qui a aussi des conséquences pour l’Europe, laquelle a la responsabilité politique d’aborder cette question, a-t-elle souligné.
À la fin de la première partie de la conférence, la Aleida Guevara, fille du légendaire Ernesto « Che » Guevara a déclaré: « Personne n’a le droit de dire au peuple cubain comment vivre ». (Source: Prensa Latina/Cubaminrex)
