Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et Président de la République, Miguel Díaz-Canel, a salué le rôle du Colloque international Patria, qui s’est tenu ce vendredi, comme une plateforme pour construire une communication véritablement révolutionnaire.
Lors d’une visite de la Station culturelle, située à l’angle des rues Línea et 18e, lieu de l’événement, le Président s’est adressé aux médias participants.
Il a expliqué que l’exemple de résistance de la plus grande île des Antilles justifiait le rassemblement d’un grand nombre de spécialistes et de professionnels de la communication à La Havane et la consécration de cet événement comme référence en matière de communication dans les pays du Sud.
M. Díaz-Canel s’est arrêté au stand du ministère de la Communication, où il a reçu des explications sur les progrès du pays en matière d’intégration et de développement d’outils d’intelligence artificielle et de technologies informatiques. Ces outils permettent de relever les défis nationaux en matière de communication et de faire connaître la réalité de Cuba à ses habitants et au reste du monde.
L’événement a également été marqué par la visite de la vice-Première ministre de la République, Inés María Chapman, qui, dans une déclaration à l’Agence de presse cubaine (ACN), a souligné la nécessité de communiquer avec plus de sensibilité et d’empathie sur les actions et les stratégies mises en œuvre par le gouvernement cubain pour atténuer les effets de l’embargo énergétique imposé à l’île par les États-Unis.
Mme Chapman a insisté sur l’importance de cette rencontre à un moment où le développement technologique permet de transformer facilement de fausses informations en « informations » crédibles. Cette pratique, courante dans certains médias internationaux, sert à déformer la réalité des pays victimes d’agression impérialiste, comme c’est le cas pour Cuba.
Dans un entretien avec ACN, Manolo de los Santos, participant au colloque et directeur exécutif du Forum populaire, a estimé que les Américains, dans leur ensemble, ne comprennent toujours pas pleinement les actions de leur gouvernement contre l’île, ni l’existence ni l’ampleur du blocus et de la politique hostile de Washington. Il a toutefois reconnu que cette situation évolue, notamment grâce à la rhétorique offensive de l’administration américaine.
« Ainsi, l’opinion publique cubaine a été témoin des menaces systématiques proférées par l’actuel occupant de la Maison-Blanche visant à s’emparer de Cuba et à l’asservir, et a constaté la brutalité avec laquelle l’impérialisme américain s’est non seulement exprimé, mais aussi agi contre l’archipel », a-t-il souligné.
Face à ce constat, et considérant la tentative des États-Unis de contrôler totalement le discours public, De los Santos a insisté sur le fait que le Colloque Patria représente l’un des rares espaces de résistance face à cet ordre mondial, et que Cuba est précisément l’un des refuges de cette résistance.
Le 5e Colloque international Patria, qui se clôturera ce samedi 18 avril, s’impose ainsi comme un événement crucial pour définir les orientations du développement et de la croissance de projets de communication alternatifs.
Cet événement est également motivé par le fait qu’il commémore le centenaire de la naissance du Commandant en chef Fidel Castro Ruz (1926-2016) et le 65e anniversaire de la victoire de Playa Girón.
Source : ACN
