Le représentant du Mexique auprès de l’Organisation des États américains (OEA), Alejandro Encinas, a insisté sur l’importance de la collaboration avec Cuba pour répondre aux besoins de santé des populations vulnérables.
Le journal La Jornada rapporte que, lors de la présentation du rapport « Droits du travail du personnel de santé dans les missions médicales cubaines » par la Commission interaméricaine des droits de l’homme, M. Encinas a défendu les conditions de travail de ces professionnels au Mexique.
Selon l’édition en ligne du journal, le représentant a affirmé que la coopération avec Cuba s’inscrit dans une politique de souveraineté et de solidarité.
« Il s’agit d’un accord de coopération légitime et nécessaire, qui s’appuie sur le meilleur des traditions de nos peuples », a-t-il déclaré.
M. Encinas a souligné que plus de 2 500 professionnels de santé cubains ont travaillé au Mexique et a défendu cet accord comme un moyen de pallier la pénurie de spécialistes, notamment dans les communautés isolées et marginalisées.
Il a souligné que dans ce pays d’Amérique du Nord, le personnel médical international bénéficie de conditions de travail comparables à celles des ressortissants cubains, a nié toute restriction à leur liberté et a insisté sur le fait que le recrutement de médecins étrangers ne remplace pas le personnel mexicain.
« Chaque poste pourvu par un médecin international a été précédé d’au moins trois appels à candidatures publics restés sans réponse », a-t-il précisé.
Selon des données publiées le mois dernier par le même média, l’intervention de la brigade médicale cubaine au Mexique a permis de sauver la vie de plus de 700 000 patients, notamment dans les zones les plus vulnérables.
En mars également, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a qualifié de très positif l’accord bilatéral autorisant les médecins cubains à fournir des services médicaux.
Interrogée sur les pressions exercées par Washington sur les pays d’Amérique latine pour qu’ils abandonnent leur coopération médicale avec Cuba, elle a déclaré :
« Nous avons un très bon accord qui nous est également très utile. Autrement dit, il s’agit d’un accord bilatéral très avantageux pour le Mexique. »
À plusieurs reprises, la cheffe du pouvoir exécutif a également exprimé son rejet de l’embargo imposé par les États-Unis à l’île depuis plus de soixante ans, embargo qui a été renforcé en janvier dernier par un décret signé par le président américain Donald Trump.
Source : Prensa Latina
