Le président colombien Gustavo Petro a défendu mardi l’envoi d’aide humanitaire à Cuba, déclarant qu’« aucun Latino-Américain ne devrait mourir de faim à cause des desseins d’étrangers ».
Dans son message, publié sur ses réseaux sociaux, le président a fait écho à une déclaration de la ministre de l’Agriculture, Martha Carvajalino, qui a confirmé la préparation d’un envoi d’aide pour le peuple cubain, durement touché par le renforcement du blocus économique, financier et commercial imposé par les États-Unis.
La ministre a affirmé que cet envoi vise à renforcer le système agroalimentaire de l’île et a également exprimé sa gratitude pour les contributions apportées à cet effort par le secteur privé et d’autres collaborateurs.
Elle a également souligné l’arrivée dans la capitale d’une délégation cubaine venue participer à des échanges techniques et à des réunions avec des associations et entreprises agricoles colombiennes, telles que la Compagnie colombienne des produits vétérinaires et l’Institut colombien de l’agriculture.
« À cette occasion, nous poursuivons notre coopération technique avec la République sœur de Cuba, qui nous a toujours soutenus dans la lutte pour la paix en Colombie et s’est toujours montrée solidaire des justes combats de notre continent », a souligné le ministre de l’Agriculture.
Selon un communiqué publié hier par le ministère, la délégation cubaine est conduite par le vice-ministre de l’Agriculture, Alain Rodríguez, et l’ambassadeur, Carlos de Céspedes.
Avec cette déclaration, Gustavo Petro a fait deux prises de position publiques concernant l’envoi d’aide à Cuba au cours des dernières 48 heures.
Dimanche dernier, il a indiqué que s’il y a un surplus de riz dans son pays, il faudrait l’acheter et l’envoyer à l’île, dont la population souffre du blocus unilatéral imposé par Washington depuis plus de 60 ans. (Source : Prensa Latina)
