Accueil TousNationalLe président Díaz-Canel rejette les nouvelles sanctions américaines contre les dirigeants cubains

Le président Díaz-Canel rejette les nouvelles sanctions américaines contre les dirigeants cubains

par Reynaldo Henquen

Le président de la République et premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, a affirmé qu’aucun membre de la direction du Parti, de l’État, du gouvernement ou des institutions militaires cubaines ne possède de biens ou d’actifs à protéger sous la juridiction américaine, et que le gouvernement américain le sait parfaitement, faute de preuves.

Sur son compte officiel du réseau social X, le président a dénoncé la « rhétorique haineuse anticubaine qui tente de créer l’illusion d’une existence précaire afin de justifier l’escalade de sa guerre économique totale ».

« C’est pourquoi nous continuerons de dénoncer, avec la plus grande fermeté et la plus grande énergie, le siège génocidaire qui cherche à étouffer notre peuple », a-t-il déclaré sous le slogan #LaPatrieSeDéfendElle-même.

Díaz-Canel a qualifié d’« immoral, illégal et criminel » le décret présidentiel qui persécute et menace les tiers cherchant à vendre du carburant à Cuba, ainsi que celui qui étend le blocus à des niveaux sans précédent, pénalisant les entreprises souhaitant investir à Cuba ou simplement fournir des biens de première nécessité tels que des produits alimentaires, des médicaments, des produits d’hygiène, etc.

« La punition collective infligée au peuple cubain est un acte de génocide qui doit être condamné par les organisations internationales, et ses instigateurs doivent être poursuivis en justice », a-t-il déclaré.

Ces déclarations du président font suite aux nouvelles sanctions imposées lundi par le département du Trésor américain contre les dirigeants cubains.

Cette mesure, fondée sur le décret présidentiel signé par Donald Trump le 1er mai, bloque tous les avoirs des personnes sanctionnées sous juridiction américaine et interdit aux entreprises et citoyens américains d’effectuer des transactions avec elles.

Ce décret présidentiel impose des sanctions secondaires aux entités étrangères opérant dans des secteurs stratégiques de l’économie cubaine, tels que l’énergie, les mines, la défense et les services financiers.

Cette mesure, qui autorise le blocage des avoirs détenus par les banques internationales facilitant les transactions avec Cuba, a été qualifiée par le ministère cubain des Affaires étrangères d’« acte d’agression économique impitoyable » qui amplifie les effets extraterritoriaux du blocus.

Cuba a déposé à plusieurs reprises des plaintes auprès d’organisations internationales concernant le caractère extraterritorial et criminel de ce blocus.

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté chaque année, à une très large majorité, une résolution exigeant la fin de cette politique.

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