Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, a dénoncé dimanche, sur son profil Facebook, les déclarations du secrétaire d’État américain. Ce dernier a réaffirmé que les États-Unis continueraient d’exercer une pression économique maximale sur l’île, même si cela devait provoquer une crise humanitaire perçue comme une menace à 145 kilomètres des États-Unis et justifier une agression militaire.
« Nous devons prêter une attention particulière aux propos répétés du secrétaire d’État américain. Selon lui, les États-Unis continueront d’exercer une pression économique maximale sur Cuba. Si cela provoque une crise humanitaire, ils y verront une menace à 145 kilomètres des États-Unis, et le président opterait pour une agression militaire », a écrit M. Fernández de Cossío dans sa publication.
Auparavant, Bruno Rodríguez Parrilla, ministre cubain des Affaires étrangères, avait dénoncé, dans un autre message publié sur son profil du même réseau social, que ce responsable américain répétait un discours mensonger et tentait de faire porter au gouvernement cubain la responsabilité des dommages causés par la politique de Washington à l’égard de l’île.
« Le secrétaire d’État répète son discours mensonger et tente de faire porter au gouvernement cubain la responsabilité des dommages impitoyables que le gouvernement américain inflige au peuple cubain », a déclaré Rodríguez Parrilla.
Le ministre des Affaires étrangères a ajouté que le diplomate américain agissait comme porte-parole d’intérêts corrompus et vindicatifs concentrés dans le sud de la Floride, qui ne représentent en rien les sentiments de la majorité des Américains ni des Cubains qui y résident.
Rodríguez Parrilla a souligné que le responsable évoquait une aide de 100 millions de dollars, que Cuba n’a pas refusée, mais dont le cynisme est manifeste compte tenu des effets dévastateurs du blocus économique, commercial et financier, ainsi que de l’embargo énergétique.
Le ministre a rappelé que le secrétaire d’État avait utilisé le 20 mai, date marquant le début d’une période néocoloniale à Cuba avec l’amendement Platt, pour suggérer un retour de l’île à ce statut dépendant.
« Cuba néocoloniale et l’amendement Platt appartiennent au passé. Le présent et l’avenir sont à l’indépendance et à la souveraineté », a déclaré Rodríguez Parrilla dans sa publication.
(Avec des informations d’ACN)
