Dans une interview accordée à l’agence Reuters, le vice-premier ministre de Cuba, Óscar Pérez-Oliva Fraga, a dénoncé que l’administration Trump fait pression sur des entreprises étrangères pour les forcer à abandonner l’île, avec l’objectif déclaré de créer une dépendance économique de Cuba à l’égard des États-Unis « sur la base de la coercition, des menaces et du chantage».
Pérez-Oliva a démonté la perversité du dessein américain : d’une part, on menace les partenaires internationaux traditionnels de Cuba dans le monde entier pour qu’ils abandonnent leur relation économique avec l’île ; d’autre part, « il s’agit de renforcer l’action des entreprises américaines».
Les compagnies de ce pays ne peuvent opérer avec Cuba «que sous des licences spécifiques» qui limitent la portée de leurs liens, et non par des relations commerciales naturelles.
«C’est là que réside ce qu’il y a d’irrégulier, d’illégal et de coercitif dans ces actions », a expliqué le vice-premier ministre et Ministre du commerce extérieur et des investissements étrangers qui a rappelé que sans blocus, la proximité géographique ferait naturellement fleurir un échange bénéfique pour les deux peuples, aujourd’hui interdit par le BLOCUS.
Cependant, au milieu de ce scénario, Pérez-Oliva a été catégorique en affirmant que : «Cuba ne redeviendra jamais colonie d’aucun pays. Cuba a conquis son indépendance, sa souveraineté et son autodétermination. Et ce scénario ne se reproduira pas.»
