Le Comité de solidarité pour la défense de la souveraineté des peuples en lutte, basé en République dominicaine, a exigé samedi la libération par les États-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro et de la députée Cilia Flores.
« Liberté pour Maduro, liberté pour Cilia » et « Yankees hors des Caraïbes » figuraient parmi les slogans scandés par des dizaines de participants à la Marche de solidarité, qui s’est déroulée place Simón Bolívar à Saint-Domingue.
Comme lors de manifestations précédentes, les manifestants ont dénoncé l’enlèvement de Maduro et de son épouse pendant l’agression militaire contre le Venezuela en début d’année, une opération qui a fait plus de 100 morts, dont 32 combattants cubains.
Le Comité a déclaré que, conformément à la Convention de Vienne, à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, les tribunaux d’un État n’ont pas compétence pour juger un chef d’État étranger, en vertu du principe d’immunité souveraine et de l’égalité juridique des nations.
À cet égard, les manifestants ont exigé le respect inconditionnel du droit à l’autodétermination des peuples et de la souveraineté de la République bolivarienne du Venezuela, qu’ils ont définie comme un État indépendant.
Ils ont également dénoncé l’intensification des campagnes de désinformation visant le président vénézuélien ces derniers mois.
« Les agressions contre la région continuent de s’intensifier, violant le principe de la mer des Caraïbes comme zone de paix. Nos eaux restent occupées par des navires militaires et des armes d’une puissance destructrice considérable. Cuba et le Venezuela sont soumis à un blocus, à des menaces et à un harcèlement constant », ont-ils déclaré.
Ils ont également mis en garde contre les menaces d’agression militaire contre Cuba, visant son territoire, ses dirigeants politiques et des figures historiques, dont Raúl Castro.
Face à ce contexte, les participants ont appelé le peuple dominicain à rester vigilant et à s’élever contre la politique américaine dans la région.
Ils ont également exigé que l’État dominicain respecte pleinement la Constitution et le droit international, ainsi que le retrait immédiat des forces militaires américaines et de leurs armements du territoire national. (Source : Prensa Latina)
