Le Premier ministre du Royaume-Uni, Andy Burnham, a exprimé son regret personnel pour le rôle de la Grande-Bretagne dans la traite transatlantique des esclaves, tout en prenant ses distances par rapport à toute attente de réparations économiques réclamées depuis des années par les militants et les gouvernements de la région.
« La traite transatlantique des esclaves a été un viol brutal et barbare de ces personnes. On leur a refusé leur humanité. Ils ont été séparés de leurs familles, traités comme des biens et ils ont travaillé jusqu’à leur mort. Je veux exprimer mon chagrin et mon regret pour la douleur et la souffrance de tant de millions de personnes, et reconnaître la manière dont elle façonne encore notre monde aujourd’hui », a-t-il écrit.
Mais il refuse de payer les réparations que réclament les pays caribéens victimes de l’esclavage dans le passé.
Face à ces demandes, Il a proposé une restructuration de la dette pour prolonger les échéances et améliorer les conditions de financement.
La réponse à l’article de Burnham n’a pas tardé. Elle est venue du président en exercice de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), le Premier ministre de Sainte-Lucie, Philip Joseph Pierre. « La Communauté des Caraïbes n’accepte pas que les réparations ne soient pas la bonne réponse. », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Source : RT
