Des manifestants colombiens subissent une autre nuit de répression policière brutale

Édité par Reynaldo Henquen
2021-05-20 10:13:20

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Bogota, 20 mai (RHC) Après 23 jours de mobilisation sociale contre les politiques néolibérales d’Ivan Duque, de nouvelles actions répressives ont été enregistrées dans plusieurs villes de Colombie.

Dans la nuit de mercredi, ils ont dénoncé la répression de membres de l’Escadron mobile antiémeute (Esmad) dans la ville de Popayán, dans le département du Cauca.

Selon des représentants d’organisations de défense des droits de l’homme, plusieurs personnes ont été blessées par la répression déclenchée contre les manifestants.

L’incident a été rapporté devant un hôpital de Popayán, où l’Esmad a lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants, touchant des malades et le personnel médical du centre de soins.

Dans la ville de Bucaramanga, Santander, des étudiants de l’Université industrielle ont demandé la création d’un couloir humanitaire pour le transfert des blessés.

Les manifestants ont affirmé que deux chars de combat de la Police nationale avaient fait irruption dans la cité universitaire.

Dans la capitale colombienne, l’Esmad a également attaqué des civils, qui manifestaient sur le portail des Amériques.

Des violences policières ont également été signalées dans la ville de Pasto, à Nariño.

La ville de Medellin est une autre des localités où des actes de répression ont eu lieu, faisant des dizaines de blessés.

Le parti commun a assuré que le président Ivan Duque avait peur d’écouter le peuple qui affronte son gouvernement par des mobilisations massives et pacifiques.

'Il préfère se forcer à croire que ceux qui sont dans les rues sont des personnes censées être financées par des gouvernements 'étrangers' et que la mobilisation est un stratagème de l’opposition pour le déstabiliser', a souligné cette force politique dans un communiqué diffusé ce mercredi.

Il a ajouté que le présient doit comprendre qu’il y a une explosion sociale résultant d’une énorme inégalité et d’une pauvreté provoquée par son gouvernement et par des politiques qui sont très solidaires avec les puissants, mais mesquines avec le peuple travailleur.

Du 28 avril à ce jour, 51 personnes ont été tuées en Colombie, vraisemblablement par la force publique, pendant les journées de grève, selon le dernier rapport de l’Organisation non gouvernementale (ONG) Temblores.

Temblores a publié son rapport actualisé sur les chiffres de répression perpétrée par des agents de l’Esmad et de l’Armée contre des manifestants, qui sont mobilisés depuis 22 jours en Colombie.

 

(Telesur)



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