Le Comité de solidarité « Touche pas à Cuba » aux États-Unis a constitué un comité de pilotage élargi afin de planifier de nouvelles actions de soutien à l’île face à la menace d’agression militaire et au durcissement des sanctions économiques.
Selon un rapport de Mark Friedman, coordinateur du Comité à Los Angeles, les membres de la délégation de militants syndicaux et de jeunesse ayant participé aux manifestations du 1er mai à Cuba ont discuté des accusations absurdes portées par le gouvernement américain contre le leader de la Révolution, le général Raúl Castro, concernant les événements d’il y a 30 ans, lorsque Cuba a abattu deux avions de l’organisation terroriste Frères du Secours, qui avaient violé à plusieurs reprises l’espace aérien cubain. Ces accusations pourraient servir de prétexte odieux à une intervention militaire contre Cuba.
Lors de cette réunion, qui a également abordé le durcissement des sanctions économiques et le boycott pétrolier, des rapports ont été présentés par six villes ayant déjà organisé des manifestations publiques de soutien d’urgence à Cuba : Miami, Philadelphie, Chicago, Jacksonville et Los Angeles. Le prochain événement aura lieu à New York.
Mark Friedman, l’un des coordinateurs du Comité de solidarité « Touche pas à Cuba »
La majorité des Américains, explique Friedman, s’opposent à une guerre américaine contre Cuba, tout comme ils s’opposent à une guerre contre l’Iran. L’objectif est donc de « canaliser ce sentiment pour organiser – potentiellement – les plus grandes mobilisations en défense de la souveraineté cubaine ».
Une réunion du NNOC (Réseau national de solidarité avec Cuba) est prévue, au cours de laquelle le comité susmentionné présentera ses propositions.
