Face à la guerre économique et à la politique de pression maximale menées par le gouvernement des États-Unis, qui cherchent à briser la résilience de notre peuple et à lui infliger toutes sortes de souffrances, notamment par un blocus énergétique provoquant des pénuries de carburant et des perturbations croissantes du Système électrique national (SEN), l’État cubain, ses agences gouvernementales, organisations et autres institutions déploient des efforts considérables pour garantir l’économie et les services essentiels à la population dans un contexte extrêmement complexe.
Dans ce contexte, la lutte contre la criminalité est une priorité, avec une attention particulière portée aux infractions qui affectent la production et la distribution d’électricité, ainsi que l’approvisionnement en eau, les communications, les transports et d’autres secteurs, en raison de leur impact sur les conditions de vie des citoyens, l’économie, la sécurité nationale et l’ordre intérieur.
Le Code pénal cubain, en ses articles 125 et 126, prévoit des peines allant de 7 à 30 ans d’emprisonnement, la réclusion à perpétuité ou la peine de mort pour le crime de sabotage.
Conformément à ce qui précède, depuis mai 2025, la Cour suprême populaire a statué que les actes de vandalisme consistant à voler, endommager, altérer ou détériorer des éléments, composants ou pièces destinés au réseau électrique, ainsi que d’autres actes criminels similaires portant atteinte aux infrastructures critiques essentielles au développement économique et social du pays, constituent un délit de sabotage. Ces actes engendrent un climat d’insécurité et de troubles au sein de la population et contreviennent aux efforts déployés par l’État et le gouvernement en la matière.
Dans le cadre de la lutte contre les crimes visant le Réseau électrique national (SEN), plus de 460 enquêtes criminelles ont été ouvertes dans le pays entre 2025 et le premier semestre 2026, principalement pour sabotage, dommages, cambriolage, vol et recel. Les vols les plus fréquents lors de ces incidents concernent l’huile diélectrique de différents types de transformateurs, les équerres de fixation des pylônes à haute tension, le sectionnement et le vol de câbles, de fils et de boulons du réseau de distribution électrique, ainsi que les dommages causés aux centrales solaires photovoltaïques.
Plus précisément, le vol d’huile diélectrique de transformateurs a fait l’objet de plus de 300 signalements durant cette période, dans toutes les provinces, avec une incidence particulièrement élevée à Matanzas, Ciego de Ávila, Mayabeque, Santiago de Cuba et Artemisa.
Les dommages qui en résultent comprennent la perturbation prolongée de la vie de milliers de familles, privées non seulement d’électricité mais aussi d’autres services essentiels ; l’arrêt de centres de production indispensables à l’approvisionnement en nourriture, en eau et en communications ; des dommages aux installations de production agricole ; et l’impossibilité de réparer certains transformateurs endommagés.
Malheureusement, certains auteurs de ces vols ont perdu la vie en tentant de voler de l’huile ou du gaz alors que les lignes électriques étaient sous tension.
Les enquêtes menées par les services spécialisés du ministère de l’Intérieur ont établi que ces activités illicites se déroulent principalement dans des zones peu fréquentées, mal éclairées et où la sécurité est précaire. Le pétrole volé est vendu au marché noir comme carburant.
Le parquet assure un suivi rigoureux des enquêtes relatives à ces crimes. Il a placé en détention provisoire 87 % des prévenus et requis des peines sévères, invoquant le sabotage, compte tenu de la gravité des actes, de leur impact sur la population et des dommages causés.
Les biens utilisés pour commettre le crime ou qui en découlent, tels que les véhicules, le matériel agricole et autres, peuvent faire l’objet d’une saisie ou d’une confiscation.
Toutes les personnes jugées en 2026 pour des actes illégaux liés au Réseau électrique national (SEN) ont été reconnues coupables de sabotage, avec des peines allant principalement de 9 à 20 ans d’emprisonnement. Ceci témoigne également de la rigueur de la justice.
De tels actes préjudiciables aggravent la situation énergétique déjà difficile du pays et compromettent les efforts de l’État et du gouvernement pour y remédier. Parallèlement, ils nous contraignent à intensifier nos actions préventives et correctives, à appliquer rigoureusement la réglementation et à renforcer la vigilance des entités, des organisations et de la population dans chaque communauté.
Conformément à notre mission de défendre la légalité socialiste et dans le strict respect de la Constitution et des lois, nous réaffirmons qu’aucune impunité ne sera tolérée envers ceux qui, dans ces circonstances complexes, portent atteinte au bien-être de notre peuple.
Bureau du procureur général
