Manuel Marrero Cruz, membre du Bureau politique du Parti communiste de Cuba et Premier ministre de la République, a affirmé que la mise en œuvre du Programme économique et social 2026 du gouvernement accorde la priorité, dans cette phase, à la restructuration du secteur public, qui compte actuellement plus de 2 600 entités à travers le pays.
Dans son profil sur X, le Premier ministre a souligné que le décret 127, qui entrera en vigueur le 8 mai, permet une plus grande flexibilité dans la gestion de ce secteur, définit les fondements de sa transformation globale et favorise une plus grande efficacité économique et sociale.
Ce décret a été publié le 8 avril au Journal officiel, accompagné de résolutions complémentaires des ministères des Finances et des Prix, du Travail et de la Sécurité sociale, et de l’Économie et de la Planification, qui répondent à l’un des objectifs du Programme gouvernemental.
Il s’agit de la mise en œuvre de la réduction de la taille de l’administration centrale et de l’amélioration du fonctionnement des unités budgétaires.
Berta Iris Rojas Gatorno, directrice des politiques financières au ministère des Finances et des Prix (MFP), a déclaré : « Il s’agit d’une mesure à fort impact qui concerne tous les organismes de l’administration centrale, les entités budgétaires nationales et les administrations locales du Pouvoir populaire, ainsi que leurs structures subordonnées et affiliées.»
Elle a précisé que cette mesure concerne environ 2 443 unités budgétaires, soit plus de 50 % des effectifs actifs du secteur.
La responsable a expliqué aux médias locaux que, « du point de vue de l’État, cette réglementation vise à réorganiser la structure de l’administration publique, à accroître l’efficacité de la gestion des services publics et à réduire le poids des dépenses administratives sur le budget de l’État.»
Parmi les principaux objectifs figurent également la simplification des postes non directement liés à la fonction spécifique des entités, ainsi que des progrès vers une gestion plus rationnelle des ressources humaines, une reconnaissance équitable des emplois et une meilleure rémunération dans ce secteur.
Selon la spécialiste du MFP, au niveau territorial, ces améliorations visent à renforcer le rôle des unités budgétaires dans la mise en œuvre des stratégies de développement local.
Source : ACN
