Accueil Centenaire de Fidel Castro RuzFidel : Le Caguairán(1) Centenaire

Fidel : Le Caguairán(1) Centenaire

par Reynaldo Henquen
Fidel: el caguairán de los cien años

Ce 13 août 2026, la terre vierge qui borde la mer des Caraïbes se pare d’un vert olive, et le temps semble suspendu pour se remémorer le passé. Cent ans peuvent paraître une éternité, mais lorsqu’on évoque Fidel Castro Ruz, un siècle n’est qu’un souffle face à l’immensité de son héritage.

Les chroniques de l’époque et la mémoire de notre peuple nous apprennent qu’à 22 ans, Lina Ruz peinait à distinguer la lumière des lampes à huile à l’aube de la Saint-Hippolyte, en 1926. Elle souffrait lors de son troisième accouchement : un garçon de cinq kilos que la famille allait nommer Fidel. Ángel, le père du nouveau-né, attendait avec anxiété dans une autre pièce de la maison à Birán, dans l’ancienne province d’Oriente. Une terre fertile et humide qu’il avait choisie pour s’installer après avoir émigré de sa Galice natale.

Le petit Fidel avait cinq ans lorsque sa mère, Lina, l’envoya à Santiago de Cuba pour apprendre à lire et à écrire. C’est là, par un heureux hasard, qu’il fut baptisé par son parrain, le consul d’Haïti. Fidel n’oublierait jamais l’eau bénite de la cathédrale de Santiago. Ce rituel fut peut-être le premier pas vers sa transformation en une figure vénérée par des générations de Cubains, en une sorte de divinité ayant survécu à des centaines de tentatives d’assassinat, en ce « guérillero du temps » qui, un jour, se tint seul face aux balles à la caserne de Moncada.

L’invincible caguairán aurait eu cent ans cette année. Que d’histoires à raconter sur cet homme déjà auréolé par l’histoire : celle du lieutenant de Batista qui lui sauva la vie un matin à Santa Ana, bravant les ordres de ses hommes de main ; les batailles de la Sierra Maestra ; ses exploits au baseball ; et tant d’autres !

Mais Fidel n’est pas seulement un nom de l’histoire. Il est présent. Dès le début de l’invasion mercenaire, les hommes de Playa Girón ressentirent la présence de Fidel, lorsque, mortellement blessé par des éclats d’obus, le combattant Eduardo García Delgado inscrivit un nom dans son sang : FIDEL. Cette présence fut immortalisée par l’image du leader bondissant victorieusement d’un char T-34 après avoir vaincu les envahisseurs. Notre Commandant en chef était toujours en première ligne du combat et du danger.

En cette année du centenaire de sa naissance, nous nous souvenons de ses paroles. Fidel nous exhortait, par le concept de Révolution, à avoir la profonde conviction qu’aucune force au monde n’est capable de détruire le pouvoir de la vérité et des idées. Et à la clôture de la Conférence internationale Martí de 2003, il déclara : « Face aux armes sophistiquées et destructrices avec lesquelles ils veulent nous intimider et nous soumettre : semez des idées ! Semez des idées ! Semez des idées ! » Ainsi, la pensée de Fidel, disciple profond de l’Apôtre, nous inspire et nous rassemble.

Aujourd’hui encore, il semble toujours debout, portant sur ses épaules étoiles et lauriers, sur lesquels viennent se poser les colombes.

Bénie soit donc l’eau de la cathédrale de Santiago. Bénie soit sa mère Lina et béni soit Ángel, son père, pour nous avoir légué la lumière, le guide, le pasteur des humbles et pour les humbles.

En ce centenaire, nous ne le pleurons pas. Nous le célébrons ! Car Fidel Castro Ruz n’est pas un souvenir, il est une certitude. Il est l’homme qui nous a appris que tant qu’il y aura un Cubain prêt à semer des idées, il continuera de vivre dans chaque recoin de cette Cuba libre.

 

(1) Dans la région Ouest de Cuba, le caguairán est le nom donné à l’un des arbres dont le bois est le plus précieux, le plus dur et le plus résistant.

 

Laisser un Commentaire

* Les commentaires sont modérés. Radio Habana Cuba n'est pas responsable des opinions exprimées ici.


Aller au contenu principal