Des ingénieurs russes ont mis au point des capteurs astrophysiques dont la sensibilité est deux à trois fois supérieure à celle de leurs homologues étrangers, rapporte aujourd’hui le quotidien Izvestia.
Le journal, qui a interviewé Andrei Pankratov, chercheur principal à l’Institut de physique des microstructures de l’Académie des sciences de Russie et à l’Université technique d’État de Nijni Novgorod, précise que ces dispositifs permettront aux scientifiques d’étudier les processus qui se sont déroulés aux premiers stades de l’évolution de l’Univers.
M. Pankratov souligne également qu’ils permettront de rechercher des axions, particules théoriques considérées comme l’un des constituants possibles de la matière noire.
Selon le chercheur, ces nouveaux capteurs permettront d’étudier le rayonnement de fond cosmologique et, grâce à cela, d’obtenir des données sur les processus qui ont eu lieu dans l’Univers peu après le Big Bang.
De plus, ils contribueraient à vérifier l’hypothèse selon laquelle l’énergie du rayonnement électromagnétique pourrait provenir de la matière noire. À l’avenir, cette énergie pourrait être utilisée aussi bien sur Terre que dans l’espace, selon le chercheur.
Il s’agit essentiellement de récepteurs de rayonnement électromagnétique. Lorsque ce rayonnement frappe l’élément sensible, la température des électrons augmente, ce qui modifie le signal enregistré.
Pankratov a souligné que minimiser les pertes thermiques est également crucial, car elles entraînent aussi la perte d’un signal utile. D’après lui, cette réduction des pertes thermiques est obtenue grâce à une fine couche d’hafnium intégrée à la conception.
