Dans un communiqué publié sur son compte Twitter officiel, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a dénoncé l’escalade des violations commises par l’armée israélienne contre le fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza, tout en réaffirmant la complicité des États-Unis dans la poursuite du génocide perpétré contre le peuple palestinien.
Le ministre cubain a déclaré que, malgré la trêve en vigueur, les forces israéliennes ont commis « plus de 3 000 violations depuis la signature de la première phase de l’accord ».
Il a également mis en garde contre la volonté de Tel-Aviv de bloquer la mise en œuvre de la deuxième phase du pacte, destinée à instaurer une solution plus durable au conflit. « Israël profite de l’impunité dont lui bénéficie le gouvernement américain pour poursuivre son génocide dans la bande de Gaza et l’occupation des territoires palestiniens », a affirmé le chef de la diplomatie cubaine.
Les déclarations du ministre des Affaires étrangères coïncident avec les rapports internationaux faisant état d’une recrudescence des attaques israéliennes ces derniers jours. Les Forces de défense israéliennes ont repris leurs incursions terrestres et leurs frappes aériennes, invoquant des menaces et des attaques immédiates contre leurs troupes.
Les autorités sanitaires de Gaza mettent constamment à jour le bilan des victimes, qui s’élève désormais à plus de 72 000 morts depuis le début de l’offensive en octobre 2013, dont des dizaines de personnes décédées pendant la période de cessez-le-feu.
Dans ce contexte, Cuba a réaffirmé son soutien à la cause palestinienne et son appel à la communauté internationale pour exiger un cessez-le-feu immédiat. Ce pays caribéen, fervent partisan d’une solution à deux États, considère l’impunité d’Israël comme le principal obstacle à la paix dans la région.
