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Delcy Rodríguez institue la Commission pour la réforme judiciaire au Venezuela

par Reynaldo Henquen

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a signé le décret portant création de la Commission pour la Grande Consultation nationale sur la réforme de la justice pénale, en présence de représentants des pouvoirs publics et d’autres autorités.

Dans la salle Sol del Perú du palais de Miraflores, siège du gouvernement, la présidente a exprimé sa gratitude aux personnes présentes pour leur présence à cette occasion d’aborder un sujet qui, selon elle, constitue « une dette envers le peuple vénézuélien » : la justice pénale.

Parmi les invités à la cérémonie d’inauguration figuraient la présidente de la Cour suprême, Caryslia Beatriz Rodríguez ; le président de l’Assemblée nationale (Parlement), Jorge Rodríguez ; le procureur général, Larry Devoe ; et la médiatrice, Eglée González.

Étaient également présents le vice-président chargé des Affaires politiques, de la Sécurité citoyenne et de la Paix, Diosdado Cabello. Ana María San Juan, secrétaire du Programme pour la coexistence démocratique et la paix ; Julio García, ministre des Services pénitentiaires ; et Daniel Ramírez, défenseur public.

Parmi les personnalités présentes figuraient également le président de la Commission spéciale de suivi de la loi d’amnistie, le député Jorge Arreaza ; la présidente de la Fondation latino-américaine pour les droits de l’homme et le développement social, María Eugenia Rousseau ; le coordinateur du Programme pour la coexistence démocratique et la paix, Ernesto Villegas ; ainsi que des universitaires, entre autres.

Rodríguez a expliqué qu’ils font tous partie de la commission nationale, qui mènera une consultation à l’échelle nationale afin de recueillir l’avis des Vénézuéliens sur la justice pénale, une « demande du peuple » concernant l’accès à une justice rapide, impartiale et non discriminatoire.

La présidente a souligné que des mesures importantes ont été prises, mais a insisté sur l’« immensité du travail à accomplir », a-t-elle ajouté.

Elle a réaffirmé que des progrès ont été accomplis, mais qu’ils sont insuffisants, car « les abus de pouvoir persistent », et elle a appelé chacun à œuvrer de manière coordonnée pour résoudre ce problème.

Ce sont là les revendications des Vénézuéliens qui aspirent à des relations respectueuses, à l’accès à la justice et à un traitement équitable, a-t-elle souligné.

La présidente a insisté sur le fait que des problèmes persistent et n’ont pas encore été résolus, raison pour laquelle le processus « ne se limite pas à la consultation d’universitaires et de spécialistes, mais inclut également la consultation du peuple », a-t-elle affirmé.

De son côté, Cabello a présenté les modestes progrès réalisés ces trois dernières années dans la réforme du système de justice pénale, qui a permis de lutter contre la corruption au sein des systèmes judiciaire et policier. Dans ce dernier, plus de 12 000 policiers ont été licenciés pour ce motif.

Par ailleurs, la présidente du Parlement a salué la loi d’amnistie approuvée, qui, au cours de ses deux premiers mois d’application, a enregistré 12 187 demandes, dont près de 9 000 ont déjà bénéficié.

Le législateur a déclaré n’avoir aucun doute que cette loi « est l’une des lois d’amnistie les plus complètes, sinon la plus complète, jamais adoptée au monde ».

 

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