Accueil TousSolidarité avec CubaDes Belges dénoncent les conséquences du blocus américain renforcé contre Cuba

Des Belges dénoncent les conséquences du blocus américain renforcé contre Cuba

par Reynaldo Henquen

Plus de 40 intellectuels et personnalités politiques belges ont publié lundi une lettre dans le quotidien DeMorgen, dénonçant les graves conséquences de l’embargo génocidaire imposé par les États-Unis à Cuba, renforcé par un blocus pétrolier.

Signée par 41 personnalités belges issues du monde de la culture, de la médecine, du milieu universitaire et de la politique, dont l’ancien Premier ministre Yves Leterme, cette lettre ouverte au gouvernement belge appelle à une plus grande attention à la crise cubaine.

« Priver délibérément une population d’énergie vitale est inouï », ont commenté les signataires de la lettre, parmi lesquels figurent également l’écrivaine Heleen Debruyne, la comédienne Els Dottermans, le président du syndicat ABVV Bert Engelaar et le réalisateur Koen Mortier.

Le blocus énergétique américain plonge actuellement la population cubaine dans une catastrophe humanitaire, affirme le document publié dans l’influent quotidien belge.

En tant que citoyens concernés, nous appelons le gouvernement belge à condamner cette politique moyenâgeuse d’affamement et à prendre des mesures diplomatiques immédiates, exigent les signataires.

La fermeture définitive de l’ambassade de Belgique à La Havane le 15 avril 2026 est, dans le contexte actuel, regrettable et incompréhensible. Alors même que Cuba est extrêmement vulnérable, la Belgique rompt des liens diplomatiques essentiels, affirment-ils.

De plus, cette fermeture envoie un mauvais signal : elle renforce l’idée que Cuba peut être isolée et donne aux faucons américains le message erroné qu’ils ont carte blanche, dénonce la lettre ouverte.

La Belgique, affirme-t-elle, peut fournir du matériel médical, des médicaments, du carburant pour les hôpitaux et une aide alimentaire. Non pas par des paroles, mais par des actes, à l’exemple de pays comme l’Espagne et le Mexique.

La lettre rappelle que le 29 janvier 2016, Donald Trump a décrété un embargo énergétique contre Cuba et que, combiné à l’embargo économique le plus long de l’histoire mondiale, cette mesure constitue une punition collective extrême et injuste infligée à des millions de citoyens innocents, souligne-t-elle.

Les conséquences sont déjà catastrophiques. La mortalité infantile a augmenté de 150 %, ce qui signifie que 1 800 bébés supplémentaires sont décédés faute de services essentiels, précise-t-elle.

Le système de santé est confronté à de graves pénuries qui ont entraîné le report de plus de 100 000 interventions chirurgicales nécessaires, tandis que les patients dialysés sont en danger en raison du manque de médicaments essentiels.

La lettre précise également que Cuba ne représente aucune menace militaire ou économique pour les États-Unis. Cependant, imposer un changement de régime sur l’île demeure une obsession destructrice pour les présidents américains successifs, souligne-t-elle.

Par le passé, la Belgique ne s’est jamais laissée influencer par la politique de haine de Washington envers Cuba, ni par les milieux conservateurs européens. Nous devons honorer cette précieuse tradition de diplomatie souveraine en ces temps difficiles.

« Nous ne devons pas croire que, parce que nous sommes un petit pays, nous ne pouvons pas avoir d’impact géopolitique », et il est de la plus haute urgence que le gouvernement belge s’élève fermement contre cette agression américaine, souligne-t-il. (Source : Prensa Latina)

 

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