Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a qualifié de mensonges les déclarations du secrétaire d’État américain Marco Rubio concernant Cuba. Ce dernier avait affirmé mardi, lors d’une conférence de presse à Washington, qu’aucun embargo pétrolier n’était imposé à l’île.
Sur son compte Twitter, le chef de la diplomatie cubaine a déclaré que le responsable américain « a tout simplement choisi de mentir. Il contredit le président et la porte-parole de la Maison Blanche. »
« La réalité est indéniable : le 29 janvier 2016, votre président a signé un décret menaçant de droits de douane tous les pays exportant du carburant vers Cuba », a-t-il affirmé.
Rodríguez a souligné qu’« en quatre mois, une seule cargaison de carburant est arrivée à Cuba. » « Tous nos fournisseurs sont intimidés et menacés, en violation du libre-échange et de la liberté de navigation. »
Il a rappelé que le nouveau décret du 1er mai instaure des sanctions secondaires dans le secteur de l’énergie.
« Le Secrétaire est parfaitement conscient des dommages et des souffrances que le blocus pétrolier criminel, qu’il a lui-même proposé à son Président, inflige aujourd’hui au peuple cubain », a souligné le ministre des Affaires étrangères.
Quelques heures plus tôt, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Rubio avait affirmé, sans apporter de preuves, qu’il n’y avait pas de blocus pétrolier contre l’île car celle-ci recevait autrefois du pétrole gratuitement du Venezuela et en revendait une bonne partie sur le marché international pour obtenir des liquidités.
Il a également insisté sur le fait que « Cuba est un État failli », qu’elle se trouve « à seulement 145 kilomètres de nos côtes » et que « de plus, il se trouve que c’est un territoire ami pour certains de nos adversaires. Par conséquent, ce statu quo est inacceptable. J’en parlerai, mais pas aujourd’hui », a-t-il conclu.
Sources : @BrunoRguezP et Prensa Latina
