« Nous allons à l’ONU avec la vérité de notre peuple et avec la force du droit international pour dénoncer les actions agressives des États-Unis contre Cuba », a déclaré le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez.
Concernant le débat de mardi sur le blocus à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le ministre a écrit sur son compte Twitter : « Nous défendrons notre droit souverain de vivre sans embargo énergétique, sans étranglement extérieur, sans coercition, sans menaces de bain de sang, sans punition collective. »
Dans un message épinglé sur son compte Twitter, M. Rodríguez a annoncé sa présence à New York le 7 juillet « pour participer à une session de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba ».
Le gouvernement des États-Unis tente d’empêcher l’Assemblée générale de l’ONU de s’exprimer, a-t-il écrit, et par conséquent, « exerce des pressions sur les gouvernements et cherche à contraindre les États membres à respecter leur souveraineté », a-t-il averti.
« Mais la voix du peuple ne peut être réduite au silence », a ajouté le ministre cubain des Affaires étrangères, qui a exhorté chacun à « participer à ce débat. Défendons la Charte des Nations Unies, la paix et l’égalité souveraine entre les nations. » Cuba n’est pas une menace. C’est le blocus qui l’est, a-t-il conclu.
En annonçant cette session plénière la semaine dernière à la demande de Cuba, le chef de la diplomatie cubaine a dénoncé l’agression multidimensionnelle des États-Unis contre l’île, la qualifiant non pas de « danger ou de menace future, mais de crime contre l’humanité en cours ».
L’embargo énergétique et les autres mesures qui intensifient le blocus constituent « un acte de génocide, également qualifié de châtiment collectif et de violation massive, flagrante et systématique des droits humains des Cubains et des Cubaines et du droit international humanitaire », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à La Havane.
À cet égard, il a révélé les manœuvres de l’appareil diplomatique du Département d’État visant à empêcher l’Assemblée générale d’aborder une question d’intérêt mondial en séance plénière, en usant de pressions et de menaces pour intimider les États membres de l’ONU.
L’Assemblée générale de l’ONU a condamné le blocus imposé à Cuba à 31 reprises, avec le soutien majoritaire de la communauté internationale. (Source : Prensa Latina)
