par Reynaldo Henquen
Fidel durante una de sus visitas a la Fábrica de Cemento Siguaney, de Taguasco.

Cimenterie de Siguaney sur le chemin de Fidel

Le 17 septembre 1971, dans la plaine, les tours qui s’Ă©lancent vers le ciel tĂ©moignent de la prospĂ©ritĂ© de la cimenterie de Siguaney. Ce jour aurait pu ĂŞtre un jour comme les autres ; pourtant, la routine fut bouleversĂ©e par la visite du leader historique de la RĂ©volution cubaine, Fidel Castro, Ă  l’usine de Taguasco.

Cette usine avait Ă©tĂ© créée grâce Ă  un accord signĂ© en 1962 par le ministre de l’Industrie de l’Ă©poque, le commandant Ernesto Guevara, avec une dĂ©lĂ©gation de la RĂ©publique socialiste tchĂ©coslovaque, aujourd’hui disparue.

Aujourd’hui encore, le souvenir d’Humberto Delgado Boltisolo, un homme bon de Sancti SpĂ­ritus, aujourd’hui disparu, reste vivace. Il eut le privilège de partager cette journĂ©e mĂ©morable avec Fidel.

Ce jour-lĂ , se souvient Delgado Boltisolo, alors ouvrier du bâtiment, Ă  son collègue Eduardo Sicilia, Fidel n’a pas manquĂ© un seul recoin de l’usine. Chaque interaction avec les ouvriers se transformait en un dialogue intime, comme celui d’un frère soucieux du bien-ĂŞtre des siens ; c’est peut-ĂŞtre pour cela qu’Humberto a fait une demande particulière Ă  Fidel.

« Quand il passait près de mon poste de travail, je nettoyais une bĂ©tonnière ; dès que je le voyais s’approcher, j’Ă©tais nerveux. J’Ă©tais heureux de l’avoir devant moi, mais c’Ă©tait une joie mĂŞlĂ©e d’apprĂ©hension. Je n’arrĂŞtais pas de me dire : « Waouh, c’est Fidel ! Mais c’est impossible, je rĂŞve ? » »

Quand Fidel s’est tenu près de l’homme couvert de poussière de ciment grisâtre jusqu’aux cils, les questions ont fusĂ©.

« Comment ça va au travail ? »

« Bien », rĂ©pondit l’ouvrier.

« Où sont les autres ? »

« Commandant, ils sont partis déjeuner. »

« Quand il m’a dit au revoir, » raconta Boltisolo, « j’avais déjà fait deux ou trois pas quand j’ai presque crié : “Fidel, je veux un bus pour les étudiants de Taguasco, ils en ont vraiment besoin !”

« Je ne sais pas ce qui m’a traversé l’esprit, je me suis dit : “Mon Dieu ! Que faire maintenant ? Comment ai-je pu demander ça à Fidel ? Ai-je été déplacé ?” Soudain, il s’est retourné, m’a regardé et a désigné quelqu’un du doigt : “Prenez note, Caballero.” Caballero était le médecin qui était avec lui à ce moment-là. »

Peu de temps après, la certitude que Fidel tiendrait parole s’est concrétisée.

« Le lendemain, peu de temps après, car l’attente fut courte, le bus est arrivĂ© Ă  Taguasco. Ce fut une immense surprise ; la promesse de Fidel avait Ă©tĂ© tenue, et mĂŞme mieux, car les Ă©tudiants avaient enfin leur bus.» « Je n’oublierai jamais ça », a soulignĂ© Humberto Delgado.

Outre le bus mis Ă  disposition des Ă©tudiants de Taguasco, Fidel a tenu d’autres promesses faites aux ouvriers de l’usine, tout en visitant les zones de production et la carrière d’extraction. Des camions, un bulldozer, une grue, du matĂ©riel de transport pour les travailleurs et mĂŞme une ambulance sont arrivĂ©s sur place.

De mĂŞme, Fidel a supervisĂ© la construction d’une route reliant la route nationale (rĂ©gion de Managuaco) Ă  l’usine afin de rĂ©duire la consommation de carburant.

Ce mĂŞme 17 septembre 1971, Luciano Francisco Hernández, un autre habitant de Sancti SpĂ­ritus et alors membre de la direction du Bureau du Parti dans l’industrie de Taguasco, a assistĂ© Ă  la visite de Fidel dans la ville de Siguaney. Auparavant, il s’Ă©tait rendu dans un quartier insalubre appelĂ© Guano, l’avait parcouru et avait supervisĂ© la crĂ©ation d’une micro-brigade chargĂ©e de construire des logements pour les ouvriers, en apportant des solutions Ă  de nombreux cas critiques. ArrivĂ© en ville, il s’est rendu au magasin et a discutĂ© avec les clients. « Quand Fidel arrivait quelque part et que les gens se rassemblaient, c’Ă©tait une certitude », a dĂ©clarĂ© celui qui a Ă©galement fondĂ© les organes de la SĂ»retĂ© de l’État, promu les microbrigades sociales et Ă©tĂ© un dirigeant du parti et du gouvernement Ă  Sancti SpĂ­ritus.

Le leader historique de la RĂ©volution cubaine a rencontrĂ© la direction de la cimenterie de Siguaney le 6 mai 1989. Fidel Ă©tait de retour Ă  Siguaney ce jour-lĂ , alors que l’usine entreprenait un processus d’investissement pour la production nationale de ciment blanc, avec l’aide d’une entreprise japonaise. Le directeur de l’Ă©poque, Armando Santos, aujourd’hui dĂ©cĂ©dĂ©, l’a tenu informĂ© de tout, ajoutant que « le Commandant se tenait toujours au courant de ce secteur », comme il le reconnaĂ®tra plus tard.

Presque dès l’arrivĂ©e au pouvoir de la RĂ©volution, le Commandant en chef considĂ©ra comme essentiel d’accroĂ®tre la production de ciment afin de soutenir la construction de logements et d’autres programmes socio-Ă©conomiques.

Ce Fidel, soucieux du sort d’une usine, de ses ouvriers et du pays, Ă©tait celui qui se tenait devant Humberto Delgado Boltisolo, l’ouvrier du bâtiment qui lui serra la main et lui fit la demande la plus humble et la plus sincère de sa vie.

(Arelys GarcĂ­a, correspondante de Radio La Havane Ă  Sancti SpĂ­ritus)

 

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