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L’OMS évalue le risque lié au hantavirus pour la santé publique comme faible

par Reynaldo Henquen

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tenu une conférence de presse jeudi pour faire le point sur l’épidémie de hantavirus liée au navire de croisière MV Hondius, battant pavillon néerlandais, qui effectuait la liaison entre Ushuaia, en Terre de Feu (Argentine), et le Cap-Vert (Afrique de l’Ouest).

Le chef de l’organisation a confirmé que l’épidémie est associée au virus Andes, un variant présent en Amérique latine et qui est « le seul variant connu capable d’une transmission interhumaine limitée ».

Il a noté que lors des épidémies précédentes, la transmission interhumaine s’était produite principalement dans des contextes de « contacts étroits et prolongés, notamment entre membres d’un même foyer, partenaires amoureux et professionnels de santé », ce qui, selon lui, « semble être le cas actuellement ».

L’OMS a identifié huit cas liés au navire de croisière, et des patients ont été évacués vers l’Afrique du Sud, les Pays-Bas, la Suisse et l’Allemagne. Trois personnes restent hospitalisées (deux dans un état stable et une en soins intensifs).

« Cinq des huit cas ont été confirmés comme étant des cas d’hantavirus, et les trois autres sont des cas suspects », a-t-il déclaré.

Tedros a souligné que « compte tenu de la période d’incubation du virus des Andes, qui peut aller jusqu’à six semaines, il est possible que d’autres cas soient signalés ». Il a toutefois précisé que, bien qu’il s’agisse d’un « incident grave », l’OMS évalue le risque pour la santé publique comme faible.

Dans la chronologie des événements, il a détaillé que le premier cas était celui d’un homme qui a développé des symptômes le 6 avril et est décédé à bord le 11 avril, sans qu’une infection à hantavirus ne soit initialement suspectée.

Son épouse, déjà symptomatique, a débarqué sur l’île de Sainte-Hélène, son état s’est aggravé pendant un vol vers Johannesburg le 25 avril, et elle est décédée le lendemain. Une troisième victime, une femme, est tombée malade le 28 avril et est décédée le 2 mai sur le navire.

Tedros a réaffirmé que l’OMS considère le risque pour la population comme faible, y compris pour les îles Canaries, où le navire doit accoster samedi pour l’évacuation des passagers restants.

L’Espagne a accepté d’accueillir le navire, suite à une demande de l’OMS. Les personnes infectées ont déjà été évacuées vers les Pays-Bas, pays d’origine du navire, tandis que les passagers restants débarqueront sur l’île de Tenerife, d’où ils seront transférés vers leurs pays de résidence.

Source : RT

 

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