Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a estimé que son homologue des États-Unis, Donald Trump, n’avait pas besoin de « menacer » tout le monde pour soutenir l’idée qu’il gouverne une « puissance prépondérante et toute-puissante ».
Dans une interview accordée à la chaîne Brasil 247, DCM et à la revue Forum, le président du Brésil a condamné l’attitude belliciste du locataire de la Maison-Blanche, non seulement parce que « le peuple nord-américain n’en avait pas besoin », mais aussi parce que « cela ne fait pas de bien à la démocratie » et à la stabilité de l’économie de son propre pays.
« Cette guerre de l’Iran n’est pas sans conséquence. Maintenant, l’essence aux États-Unis est plus de 35% plus chère », a réfléchi Lula, après avoir rappelé que lorsqu’il a eu l’occasion de dialoguer avec Trump, il a mis sur la table la discussion sur le type de leadership dont les pays ont besoin.
Lula a d’autre part souligné qu’il existe un engagement moral, éthique et chrétien pour empêcher le retour au pouvoir des forces autoritaires au Brésil, en évoquant la possibilité d’une nouvelle candidature présidentielle.
Il a placé l’axe de sa réflexion dans la défense de la démocratie et dans ce qu’il considère comme une responsabilité historique de son projet politique face à la scène nationale.
« Il y a un engagement moral, éthique, je dirais même chrétien, de ne pas laisser un fasciste gouverner à nouveau ce pays », a souligné Lula en justifiant le sens de son éventuelle permanence dans la vie politique. (Sources : Prensa Latina et RT)
